Parking relais de la gare d’Herblay
📍 Herblay (95) | 🅿️ Extension Parking | Architectes : LA/BA | 📸 2025

Situé à Herblay-sur-Seine, dans le Val-d’Oise, le parking relais de la gare d’Herblay s’inscrit dans une réflexion plus large autour des mobilités et de l’intermodalité en Île-de-France. Réalisé pour le compte de l’agence d’architecture LABA, ce projet accompagne l’extension et la modernisation du pôle gare, à proximité immédiate de la gare SNCF et de la gare routière.
L’intervention porte sur un agrandissement du parking existant, avec la création de 121 places supplémentaires, portant la capacité totale à 460 places. Un programme fonctionnel en apparence, mais qui révèle, à l’observation, un réel travail architectural sur les usages, les volumes et la perception du bâtiment dans son environnement urbain et paysager.



Les prises de vue réalisées en journée permettent de mettre en avant la structure du bâtiment, la régularité du dessin du bardage et son dialogue avec la végétation environnante. La lumière naturelle souligne les motifs perforés, révèle la profondeur des façades et donne à lire la volumétrie globale du parking.
Dans un projet de parking relais en Île-de-France, le défi photographique consiste souvent à dépasser la simple documentation technique pour proposer une lecture architecturale du lieu. Ici, l’objectif est de montrer comment un équipement de mobilité peut s’inscrire avec justesse dans son environnement, sans rupture visuelle ni impact excessif sur le paysage urbain
Le parking relais se développe dans un contexte particulièrement contraint. Il est bordé par une végétation dense, qui masque volontairement les voies ferrées d’un côté, et par un tissu résidentiel de l’autre. Cette implantation limite les vues lointaines mais renforce le rôle du bâtiment comme objet autonome, inséré dans un écrin végétal.
L’élément architectural le plus marquant reste le bardage métallique perforé, traité en clair-voie. Ce métal ajouré, aux motifs réguliers, joue un rôle essentiel dans la lecture du projet :
Photographier ce type de matériau implique un travail précis sur les transparences, les rythmes et les ombres portées, autant de sujets qui se révèlent pleinement à travers la photographie d’architecture.




La photographie de nuit occupe une place centrale dans ce reportage. Une fois la lumière naturelle absente, le bardage métallique devient un véritable filtre lumineux. L’éclairage intérieur du parking transforme la façade en une surface presque graphique, où la lumière vient dessiner les motifs et souligner les lignes du bâtiment.
Ce travail nocturne permet de :
Photographier un parking relais de nuit, c’est aussi raconter le temps long de l’infrastructure, son usage continu et son intégration dans le rythme quotidien des déplacements.


Ce projet s’inscrit dans une démarche de photographie d’architecture en Île-de-France, où le regard du photographe accompagne le travail de l’architecte. Se déplacer spécifiquement sur site, observer les usages, attendre les bonnes conditions de lumière, composer avec les contraintes d’accès : autant d’éléments qui participent à la construction d’un reportage architectural cohérent et fidèle au projet.
Au-delà de la documentation, ce travail photographique cherche à mettre en valeur :

En complément du parking, le reportage intègre également des vues de la gare routière, récemment réaménagée. Les arrêts de bus participent pleinement à la lecture du site comme pôle d’échanges multimodal, reliant train, bus et stationnement.
Même si la configuration du site ne permettait pas d’intégrer visuellement un train dans le cadre — les voies étant totalement masquées par la végétation — le reportage s’attache à montrer les liaisons, les cheminements piétons et la continuité des espaces. Une contrainte assumée, qui reflète la réalité du lieu et son organisation spatiale


